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Accueil du site > Michèle ADLER

Résumé :

 

La propriété organoleptique la plus essentielle du champagne est certainement l’aspect de sa mousse car elle contribue au caractère festif de l’évènement célébré. Abondante au versement dans la flûte, la mousse de champagne s’effondre en quelques secondes pour former une fine collerette alimentée par des bulles nucléées sur la surface du verre. De nombreuses questions se posent à l’œnologue : pourquoi la mousse de champagne est-elle si différente de celle d’autres boissons gazeuses, bière, eau minérale, ou boissons sucrées pétillantes. Pourquoi les bulles des vins millésimés sont-elles les plus petites et leurs collerettes les plus stables ? Pourquoi avec certaines flûtes, aucune effervescence ne se produit alors qu’au contraire certaines bouteilles génèrent des gerbages intempestifs au cours de l’embouteillage ? Pour répondre à ces questions, nous avons étudié la physique de la mousse de champagne par une approche multi-échelle et déterminé les mécanismes physicochimiques à l’origine des manifestations macroscopiques si particulières du champagne.

 

 

Biographie :

 

Au cours de sa carrière scientifique, Michèle Adler a étudié des phénomènes où les effets capillaires étaient de même ordre de grandeur que les effets hydrodynamiques, et ce de façon presque toujours expérimentale : congélation des sols, effets Marangoni, impact de gouttes de liquides complexes sur des surfaces complexes, mousses, etc... En 1999, elle a créé le LPMDI (laboratoire de physique des matériaux divisés et des interfaces) à l’université de Marne la Vallée, et en 2006 le GDR "Mousse". Elle est actuellement Directeur de Recherche émérite au CNRS et éditrice de Colloids and Surfaces A.

 

Contact : Michèle Adler Université Paris-Est Marne la Vallée - LPMDI, UMR 8108 du CNRS

 

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